le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Celui avec James Bond Jr et des sénateurs qui aiment le Bondage

Enregistré dans : en mouvement — micky à 14:56, le Mardi 31 octobre 2006
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Bon je suis un peu un menteur, après ma soirée ciné d’hier pas le temps de traiter les photos de calexico, mais en échange je vous invite déjà à me rejoindre ce soir pour voir les senators in bondage au Pop In. (cf flyer ci-dessus).

Tout à l’heure je vous parlerai de Last Kiss et d’Alex Rider (si si je plaisante pas) mais là désolé y a un petit 24-70mm tout neuf qui a envie qu’on le monte sur son boitier :D

Celui avec la première fois

Enregistré dans : en images — micky à 4:52, le Lundi 30 octobre 2006
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Je pourrais lui écrire des chansons tellement je l’aime…

pas Francoiz, quoiqu’elle est plus mignone que dans mon souvenir, mais mon petiot 400D avec son 50mm monté dessus surtout. Mais donc demain vous aurez droit à Francoiz Breut, Joey Burns et sa désormais mythique chemise à carreaux de bucheron ainsi que toute la bande des Calexico

Ceux qui jouaient avec un orchestre (ou à côté)

Enregistré dans : en images — micky à 4:30, le Lundi 30 octobre 2006

ou Dionysos au Zénith de Paris, le 28/10/2006

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Bon vu le niveau en photo sur le cargo, moi j’vous le dis faut avoir des couilles pour mettre des photos prises avec son téléphone portable mais des fois y a ce qu’il a sur la photo et ce que représente la photo.

En l’occurence là vous vous dites c’est le dos d’un gars, Mathias Malzieu si vous avez vu que la note parlait de dionysos. Mais moi ce que je me disais au moment où je prenais cette photo, c’est “tiens pourquoi est-ce qu’il se retourne… on dirait qu’il prend de l’élan… non il va pas me slammer dessus quand même???!!!”

Et quelques millièmes de secondes plus tard, juste le temps de lever ma main j’avais le torse du chanteur de Dionysos au bout, mon précieux téléphone dans la main. un dixième de secondes plus tard, la même chose avec en plus la pression de dizaines de corps, de mains avides de toucher Mathias. Et une dans le lot qui m’arrache mes lunettes.

Et là c’est le moment magique où avec seulement deux mains, j’ai tenu Mathias, mon téléphone et retenu mes lunettes. Et je sais pas trop comment…

Mais pourtant depuis Noisy le Grand où il l’avait fait dans une salle à moitié vide, porté jusqu’au fond par deux ou trois fans gros bras, en passant par Solidays ou l’Olympia et sa mezzanine, Mathias fait toujours l’aller-retour dans la fosse, je savais que ca devait arriver.

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Et quelque part c’est un peu ça le problème, à voir ce groupe 7 ou 8 fois, en acoustique, en électrique, devant quelques dizaines de personnes ou perdu au milieu de quelques milliers, tout cette débauche scénique ne fonctionne plus aussi bien, j’apprécie toujours autant le chaos dans la fosse, cette impression après quelques morceaux d’avoir survécu à une guerre. Mais quand on ne prête plus attention à ça, quand dans la fosse on effectue un décalage stratégique hors des remous infernaux du pit vers la félicité que procure la contemplation des nombreuses jolies musiciennes de l’orchestre, quand de ne plus essayer de sauver sa vie, on en écoute la musique, eh bien on se fait chier, en dehors des morceaux de bravoure du précédent album comme John MacEnroe et des quelques morceaux vraiment rock de l’album (un chouette lips story in a chocolate river).

Au mieux le ukelélé ca permet de se reposer entre deux passages sautillants, au pire les paroles autrefois poétiques avec un grain de folie juste comme on aime deviennent agaçantes. Et puis “ta gueule le chat” c’est bien pour faire participer le public mais ca ne m’amuse plus.Pourtant quelque part c’est mieux que sur l’album dont en dehors de regorger de chansons pas super bien, le plus gros défaut est la manière de chanter trop live, trop maniérée de Mathias, lequel défaut n’est donc bien sûr pas reprochable en.. live :) Et puis globalement ils ont réarrangé pour rentre le tout plus péchu.

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L’autre gros problème c’est l’interaction avec l’orchestre, topologiquement tout est dit : la scène est séparée en deux, à gauche le groupe, à droite l’orchestre, au milieu des panneaux pour l’isolation sonore. Peut être que c’est nécessaire pour garantir un son correct dans le Zénith (en gradin il parait que c’était bon, dans la fosse c’était tout juste potable, on entendait bien la voix c’est déjà ça…) mais ça n’aide pas à donner l’impression que tout ce monde joue ensemble.

Le chef d’orchestre a beau s’escrimer à essayer de “diriger” aussi les dios, eux ont l’air dans leur trip rock’n'roll, pas très impliqués pour jouer “ensemble”. d’ailleurs à part Mathias il n’y en aura pas un pour venir sur le côté droit de la scène. Les gens de l’orchestre eux attendent et regardent les dio, un peu comme un second public, mais moins habitué aux cabrioles. De tout le concert leur participation ne m’aura pas paru très transcendante, on a pas vraiment l’impression que le but était de réinventer les morceaux, de leur en donner une lecture différente mais plutôt de rajouter un fond sonore plaisant mais qui ne doit pas non plus masquer le groupe à gauche.

Heureusement pour les rappels, on a droit à quelque chose de plus construit, l’orchestre prend un peu plus de place, une ambiance autre que le défoulage rock entrecoupé de délires malzieutiens apparait et soudain le décor prend vie, les histoires de géants gagnent enfin en subtance, on se met à y croire l’espace de quelques morceaux et c’est vraiment bien.

Du deuxième rappel, on retiendra surtout les slams de plein de jeunes gens de l’orchestre.. et du chef d’orchestre… rock’n'roll

Comme d’hab, à la fin Mathias chante un pti truc a cappella qu’on appréciera surtout dans les trois premiers rangs (c’est une juste compensation pour s’être pris les 2 ou 3 mêmes connards de slammeurs dans les côtes voir dans la tête toute la soirée)

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Je me rends compte que je dresse un tableau plutôt noir du concert, alors que toute personne normalement constituée qui verrait dio pour la première fois serait bluffé à mon avis, j’ai un peu de mal à critiquer l’initative de l’orchestre car ça pouvait donner le meilleur, mais ce genre d’iniative ne réussit qu’avec un vrai travail de réécriture, un travail du niveau d’un Michael Kamen, responsable des arrangements pour l’orchestre du S&M de Metallica, on dira ce qu’on veut sur le style mais l’orchestre n’est pas un fond sur ce disque, il est un interprète tout au tant que le groupe, il y a des couches mélodiques en plus, des contrechants, des interactions et on a vraiment l’impression d’entendre quelque chose de différent. Les dio ont de l’ambition soit, mais qu’ils fournissent un travail à la mesure de cette ambition. (mais je réserve quand mon opinion vu que le son du zénith ne permettait pas de distinguer grand chose dans les parties de l’orchestre, cela dit vu qu’ils ne jouaient peu ou pas une grande partie du temps je prends pas trop de risque).

Néanmoins et encore une fois ce n’est pas une surprise, le concert est quand même globalement satisfaisant, les dio ont gagné au tie-break et à l’énergie. Mais je crois qu’on est plein de vieux fans que ca commence à saouler plus qu’un peu la direction que prend le groupe, à regretter la sobriété dans la fantaisie d’un ciel en sauce, à vouloir brûler le ukelele qui parasite les nouveaux morceaux pour avoir du Cox-In-Hell à la place.

Mais bon on se résigne, Dionysos siffle comme un vieux train, enrhumé jusqu’au ventre. Mais ce vieux train ça reste un tgv et un vieux tgv putain ça a de beaux restes.

Celui avec des chansons tristes

Enregistré dans : en mouvement — micky à 2:35, le Jeudi 26 octobre 2006
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Si comme moi lecteur tu es quelque part révolté que tes tumultes intérieurs, tes états à fendre l’âme ne soit que le fruit d’interactions chimiques alors viens avec moi, au diable l’homme-machine de Descartes, brûlons Katerine et tous ces groupes “happy”, cramons leurs sourires factices de poupées barbies, il est 1h34, l’heure où le goth qui sommeille en moi s’éveille et rève sa chevelure façon Robert Smith. Non nous ne serons plus jamais purs et nous alimenterons notre spleen dans une frénésie de chansons tristes.

Mais au fait me demande Johann, c’est quoi ta chanson triste préférée? pour moi la réponse est facile, j’ai depuis longtemps ma liste de chansons pour mourir, une petite liste de chansons arrache-coeurs qui me liquéfient instantanément les yeux. Je vous parlerais peut être de la liste un jour mais en tout cas, la première place indisputée revient à The Cradle Chain de Soul Asylum.

La transition avec Therapy? est facile, là encore c’est un groupe qui date du grunge et dont le single Runaway Train hante encore la bande FM. Comme beaucoup d’autres, la vague grunge ne leur aura au final pas apporté grand chose, le groupe punk réputé pour son énergie live signe un album singulièrement plat avec Butch “Nevermind” Vig aux manettes. Il n’y a rien pour sauver le désastre en dehors du single Misery, ballade tristounette savamment électrifiée (mais aérée, merci Butch) qui passe plutôt bien l’épreuve du temps. Après évidemment le groupe tombe aux oubliettes et sort dans l’indifférence générale Candy From A Stranger, qui est en fait le seul album de Soul Asylum que j’aime mais qui est tellement atypique du groupe que la plupart de leurs fans eux ne l’aiment pas du tout.

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Il faut dire que du punk avec concession on passe carrément au slow rock, limite terroir ricain quand la guitare slide se balade nonchalament entres le piano et les guitares sèches dans un magnifique Blood Into Wine, toutes les chansons sont écrites sur des tempos assez lents, sont arrangées à l’extrème et construisent un univers doux-amer propice à la rêverie mélancolique. La production ce n’est même plus le too much de Butch, c’est très très (trop) propre malgré des quitares souvent quadruplées en plus des choeurs et autres claviers. Mais pourtant c’est parfait dans l’optique que le groupe s’est fixée, un vrai écrin pour la voix toujours poignante (plaintive dirons les mauvaises langues) de Dave Pirner, pas un son mal choisi, même les guitares crades sont élégantes, presque un disque de référence pour vous apprendre à mixer.

Bon j’imagine que si je ne vivais pas ce que je vivais à ce moment là, ce disque ne m’aurait surement pas touché autant, et c’est surement le propre des chansons tristes que vous allez citer tout à l’heure: elles se rapportent à notre vécu personnel.

Mais je pense honnêtement que The Cradle Chain est quelque chose d’un peu plus universel, que la tristesse, la douleur qui en transpire ne sont pas que celles que j’y ai mises, d’ailleurs Pirner dit lui-même en interview que ça a été la chanson la plus difficile à enregistrer de l’album et ca s’entend. On peut pas tricher sur quelque chose comme ça. Tout le monde peut geindre et prendre des poses tristes sur scène, mais quand 3 notes de guitare suffisent à créer une telle mélancolie, quand 3 mélodies se superposent pour porter à l’exponentielle cette mélancolie, c’en est presque trop et du coup on en refuse presque ce qu’on a créé, on essaie de désamorcer en glissant quelques non-sens dans les paroles mais même le solo déjanté à la wah complètement improbable qui se glisse au milieu ne peut briser la chape de plomb de ce qui est un peu mon monument de tristesse personnel.

Mais le mieux c’est d’en juger avec un mp3 qui restera là quelques jours : soul asylum - the cradle chain.

Bon à votre tour maintenant (si possible avec du son :)

Ps : pour ceux qui se poseraient la question Soul Asylum existe toujours malgré le décès assez récent du bassiste d’un cancer Karl Mueller et on finit par sortir en juillet dans une indifférence quasi-générale un nouvel album qui s’appelle Silver Linings. Et comme tout le monde ils sont sur Myspace, allez faites-vous du bien et allez réécouter runaway train

Celui avec la dopamine, la sérotonine et l’adrénaline

Enregistré dans : en images — micky à 2:13, le Mardi 17 octobre 2006

ou Therapy? à la Maroquinerie le 2/10/2006

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Therapy? c’est un nom qu’on remet pas forcément tout de suite, par contre si je vous dis “going nowhere”, sûrement que les souvenirs remontent, une époque où fun radio passait encore du rock, où Kurt Cobain explosait encore ses guitares sur scène et vous vos boutons devant la glace. Le cadre est posé, la messe est dite, à l’époque troublegum, Therapy? fait sold out et nombreux sont les déçus à rester sur le trottoir. Une tournée mondiale et quelques dizaines de lignes de coke plus tard, les tatouages ont cédé la place aux coiffures impeccables, les blousons de cuir aux costumes et poses façon latin lover. L’album du moment c’est Infernal Love et dès le single tout est dit “happy people have no stories” . Ils l’avoueront eux-même le succès leur est monté à la tête et ça donne un drôle d’album, on y trouve encore des riffs rageurs comme Misery, de la pop heavy qui est la marque de Therapy? dans un Stories et puis une reprise complètement inattendue d’un brulot punk, Diane…. avec un quatuor de cordes. Et au milieu des morceaux de rock sombre, dont la thématique unique est l’amour-souffrance, bowels of love, jude the obscene ou encore moment of clarity sont de superbes chansons mais ce n’est pas ce qu’on attendait de Therapy? alors que la chasse à l’après-Nirvana était lancée.

Il s’en suit une période difficile pour le groupe qui continuera à aligner de très bons albums dans un anonymat désolant, jouant dans des salles toujours plus petites alors que leur son de guitare est toujours aussi énorme, qu’ils en donnent toujours plus sur scène. Parmi ces albums, je vous recommanderais semi-detached, high anxiety et le petit dernier one cure fits all.

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Et c’est justement ce dernier que T? était venu défendre ce soir après un dernier concert au plan un peu loupé (la fatigue de Andy, le chanteur, était très sensible). Et premier soulagement : les fans de T? sont toujours là, fidèles comme jamais et bien bien motivés. Et ils connaissent toujours les paroles. Et ils sont prêts à hurler très fort.

Second soulagement, ce soir le groupe tient la grande forme, à gauche Michael, le bassiste toujours aussi sautillant, à droite Andy qui n’en finit plus de tirer des tronches de psychopathe. derrière le batteur a l’air aussi énervé que sur les tournées précédentes, mais il a épuré son jeu et musicalement la mise en place parfaite du groupe même avec Andy obligé en plus du chant d’assurer la seule guitare, est d’autant plus évidente. En fait que ce soit au niveau du son ou de la prestation, c’est impressionant de puissance, d’ailleurs même avec les bouchons, le son vous enveloppe complètement,on image très bien le stack d’ampli guitare comme arme de destruction massive tandis que l’ampli basse parachèverait le travail en faisant cracher leurs tripes aux survivant rendus malades par les pulsations basse fréquence.

Mais il n’y a pas que ça: Therapy? se réinvente un peu chaque concert et ce coup-ci c’est à travers un intermède acoustique, exercice dans lequel je ne les avais jamais vu et là c’est le pied car ils y ont inclus Lonely cryin’ only, une des plus belles chansons de semi-detached (dotée d’un clip très marrant parodiant les films de Méliès), chanson d’amour tristounette, jouée aux power-chords sur un tempo ultra-speed sur disque, qui prend en acoustique une toute autre tournure.

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Et du soulagement des premiers morceaux, on rentre direct dans le plaisir d’une setlist qui en plus de présenter le petit dernier, qui sonne encore mieux live que sur disque mention particulière à dopamine, seratonine and adrenaline (Pour la petite histoire, la dopamine et la seratonine sont deux substances sécrétées dans le cerveau qui sont responsables du sentiment de bonheur) et rain hits concrete mais globalement c’est rare de voir une prestation live faire accrocher autant à des morceaux auquels on est moins familiers.

Puis on a droit tous les morceaux attendus, provoquant à chaque fois un gros coup de folie dans la fosse, tout le monde y va de son “going nowhere”, “I’m feeling deeeeead deeeeeead” ou “Die Diane Die”. Et pour finir un Screamager de folie.

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Pour conclure, je dois dire que je suis content mais étonné d’avoir des photos aussi nettes, parce que j’ai pas moins sauté, headbangué et gueulé que les autres. Pourtant je voulais absolument faire de photos mais chez Therapy? le rock’n'roll c’est comme la bonne humeur c’est communicatif voir irrésistible.

Mails c’est normal ils ont tout compris et ils le disent en plus.

“Dopamine, seratonine an adrenaline”.

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