le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Ceux qui en voulaient

Enregistré dans : Uncategorized — micky à 14:35, le Mercredi 27 septembre 2006
2006-10-10 - Espace B.jpg

Habituellement je me permets pas de faire ma promo personnelle via le cargo mais en l’occurence il y aura pour ce concert les formations de 2 matelots et normalement on y croisera à peu près tout le cargo parisien donc voilà le pourquoi du comment. Après le quoi bin c’est donc Enslune, c’est-à-dire Gab, secondé par son homme-mystère multi-instrumentiste à lui, Staircase Wisp où je suis mon propre homme-mystère mais façon grandaddy et enfin Fingerless où y a personne du Cargo mais qui dépotent bien sur scène, un trio rock/ power pop menée par une fille-mystère.(parce que toutes les filles sont des mystères d’abord)
Si vous voulez approfondir le quoi, Enslune se définirait approximativement selon moi comme de la folk qui s’encanaille facilement de phrasés très rock et ça sera l’occasion pour Gab de présenter en live son nouvel album, que vous pouvez découvrir en mp3 sur son site.

(et il a le droit d’éditer ce post pour mieux vendre sa chapelle)

Staircase Wisp bin on m’a dit récemment un truc qui me fait plutôt plaisir qui est que c’était dur de nous définir en une chanson et tant mieux parce que dans ce qu’on voulait faire à la base y a l’idée que les genres et les cloisons on les emmerde. et bien profond. Donc on joue sur les guitares de Sonic Youth, on aime les synthés façon Pink Floyd et pour rire on reprend Bryan Adams en concert. Tout ça vous dit pas vraiment ce qu’on fait alors le mieux c’est d’écouter le disque qui est dispo en mp3 sur le site, ensuite faut imaginer la même chose en plus fort, plus rentre-dedans et plus échevelé mais avec une double dose de tendresse quand même :)
Pour Fingerless, c’est du rock très pêchu, avec de bon gros riffs teintés d’influence metal, les chansons sont majoritaires en français mais on est très loin de la varieté, prenez l’ennui par exemple qui figure sur la compil du cargo ça témoigne plutôt bien de l’énergie que le groupes déploie sur scène

Celui avec les ascenseurs

Enregistré dans : en mouvement — micky à 7:08, le Mercredi 27 septembre 2006

Des fois dans la vie on fait des petits compromis avec la mort.

Par exemple, la dernière fois pour moi c’était en janvier dernier après m’être tapé à pied les six étages des nouveaux locaux de ma boite, parce que le minuscule ascenseur coincé, enroulé des escaliers autour, son aspect centenaire ne m’inspirait guère confiance. Arrivé en haut dans un état de décomposition avancée, je me suis dit là tanpis s’il a l’air sur le point de lâcher dans la minute, hors de question que je monte ces escaliers tous les jours. Je savais que je prenais un risque supplémentaire à chaque fois que je montais dedans, mais contrebalancé avec mon état pathétique après les six étages, le compromis semblait honnête.

Et donc jusque là j’ai un vécu plutôt cool des ascenseurs. Et puis sur un intervalle de deux ou trois semaines, je me suis retrouvé coincé deux fois dans un ascenseur, et ce bien entendu au moment fatidique pour les parisiens, c’est-à-dire les minutes précédent le dernier métro. La première fois ca a duré une demi-heure (dans ma perception perso vu qu’apparemment c’était plutôt un quart d’heure terrien standard) mais sociologiquement c’est déjà intéressant de voir comment la situation se transforme direct, comment certains s’affolent plus vite que d’autres. En même temps quand l’autre en question a bossé pour une boite qui fabrique des ascenseurs ca aide. Et puis il vous explique les contrepoids etc.. qui font que ca tombera pas tout seul. Et puis finalement on force un peu sur les portes parce qu’on est coincé au rez de chaussée et pof on sort. relativement indemnes.

Et donc deux semaines plus tard, comme une mauvaise blague, la même chose, un ascenseur un peu plus grand mais on était plus nombreux aussi. Et là c’est plus d’une heure qu’on a attendu. Au départ, ambiance très cool, on prend ca à la rigolade, on sort les bières en trop que chacun devait ramener chez lui, ca discute gentiment. Et puis le temps passe, sans nouvelles, le système de communication utilise une sorte de modem à voix robotique pour appeler en cycle des numéros de dépannage, sauf qu’on comprend pas la moitié de ce que HAL raconte, idem quand il réussit enfin à nous avoir un interlocuteur humain. Et bon petit à petit les conversations sont plus tendues, on essaye des trucs, certains aiment pas trop, d’autres essaient de les rassurer en leur parlant de l’épaisseur des cables qui retiennent un ascenseur.

Au bout donc d’une heure et demi, le dépanneur est toujours pas arrivé et donc on appelle les pompiers, qui sont juste à côté par chance. Ils arrivent à 4, donne un coup de clé dans l’emplacement prévu pour, les portes s’ouvrent , on est encore coincé au 0, bloqué à 20 ou 30 cm au dessus du niveau du sol. On sort et quelques minutes après le dépanneur arrive, l’air désolé mais pas trop, manifestement habitué à se faire engueuler

Et puis il nous explique qu’ils sont 3 techniciens de nuit pour genre 60 000 ascenseurs en ile de france.

Alors franchement si ça vous arrive et que vous pouvez appeler l’extérieur, ca vaut même pas le coup d’appeler l’assistance du constructeur, en dehors du cas où quelqu’un serait malade, il n’y aucun délai garanti, tandis que les pompiers ils sont forcément pas loin et ils sont parfaitement formés pour ce genre de truc.

Si vous vous demandez si…

    je prends encore l’ascenseur au boulot? 

bin oui, the lesser of two evils comme qui dirait …
bon mes trois cocktails d’hier soir ont arrêté de s’agiter dans mon ventre, un verre d’au et eau lit.

ceux à géométrie variable

Enregistré dans : en images, en musique — vinciane à 17:32, le Jeudi 21 septembre 2006

ou the tiny à la maroquinerie, le 20/09/2006

troisième concert des suédois de the tiny à paris six mois, autant de contrebassistes différents accompagnant la vive ellekari larsson. pis. le trio n’était que duo hier, le violoncelliste, leo svensson, s’étant fait porter pâle, à notre grand regret… bancal donc comme le clavier d’ellekari, ce concert à la maroquinerie. en deux dimensions, un léger manque de profondeur. tout à leur honneur tout de même, d’avoir tout de même assuré le concert. combien de groupes auraient annulé leur prestation pour moins que ça !… et c’est là que la longue habitude de la scène a sauvé the tiny. avec ses plus de 200 concerts par an, elle a dû en voir d’autres la blonde ellekari… alors le côté un peu improvisé ne faisait qu’ajouter au charme de ce groupe dont la musique vit pleinement sur scène. ellekari dont on sent une quasi-aversion pour la perfection. impulsive, sensible, brouillonne mais si vraie.

bien plus réel, plus palpable que la pâle prestation de el perro del mar qui a suivi (la main devant la bouche quand on baille svp !)… pâle comme la couche de fond de teint de sarah assbring… impassibles musiciens gominés jusqu’au bout des ongles sauf quand il s’agit d’une oeillade à un objectif qui entre dans le champ de vision. aux antipodes de leurs prédécesseurs sur scène, incapables de faire face à un rappel non prévu (le public est tombé sur la tête) parce qu’il n’y a plus de morceaux en stock. no comment. faites-moi signe quand il se passera quelque chose…

pour écouter: www.myspace.com/thetinythetiny

www.myspace.com/elperrodelmar

celle qui avait un petit côté shakira

Enregistré dans : en images, en musique — vinciane à 17:17, le Mercredi 20 septembre 2006

ou lisa miskovsky au centre culturel suédois, le 19/09/06

c’est indéniable, ces longs cheveux blonds et ondulés, ce visage à la fois poupin et enjôleur ne peuvent que faire écho à ceux de la bomba latina, miss shakira. pour la comparaison, cela s’arrêtera là.

elle, c’est lisa miskovsky, heureuse détentrice d’un grammy et d’un disque de platine (100.000 disques vendus dans un pays de 8 millions d’habitants, excusez du peu) en suède. elle est jeune, blonde (on l’a déjà dit), très enjouée, semble simple et accessible. il y a tout de même fort à parier que cela tient au fait que son nom est complètement inconnu au bataillon en france… parce que les 6000 spectacteurs des salles combles de stockholm doivent la sentir un peu loin… tout de même.

lisa miskovsky c’est une sing-songwriteuse suédoise (un poncif chez certains rédacteurs, n’est ce pas), qui en live peut tirer vers le folk, mais dont la production et les arrangements, disons riches, font lorgner vers de la pop fm, façon anna ternheim ou sarah slean. une de ces chanteuses qui vous font passer un agréable moment, frais et enthousiaste sur scène (dernière adjectif à revoir pour anna ternheim toutefois), mais qui, sur disque, ont peine à convaincre sur la longueur. les textes sont simples, les mélodies tout autant, certaines réussissent même à rester un peu en tête… le timbre n’a pas le sel de celui d’une ellekari larsson (the tiny) ou d’une an pierlé, mais il faut avouer que la demoiselle miskovsky est bonne dans ce qu’elle fait et que parfois, cela suffit… qu’il n’y a pas nécessairement besoin d’intellectualiser tout, tout le temps.

elle marche bien dans les pays scandinaves, elle a reçu un bon accueil au royaume-uni et en allemagne… percera-t-elle en france ? la réponse importe peu, en fait.

plus de photos ici

http://www.myspace.com/lisamiskovsky

ps: toute ma considération à celui ou celle qui saura me dire à quelle autre artiste cette photo est un ‘auto’-tribute (pas shakira hein, une photo du cargo)

Celle qui ne l’était pas vraiment (”rude”)

Enregistré dans : en images — micky à 1:58, le Samedi 16 septembre 2006

ou The Rodeo à L’Eclipse, le 15/09/2006

THE RODEO.jpg

Dorothée est maintenant accompagnée d’un violoniste sur quelques morceaux mais joue toujours dans la pénombre donc j’ai pas mieux à vous proposer. Alors quoi de neuf chez The Rodeo depuis la dernière fois ? les chansons étaient déjà là, le jeu de guitare qui arrive à se suffir aussi là c’est surtout le très bon travail sur la voix qui m’a marqué, réalisé sans le moindre effet spécial autre que la déformation de cordes vocales et l’éloignement des dites cordes du micro. Dans Hopper c’était déjà sensible mais dans the Rodeo, cela donne une dimension originale, quelque chose qui fait qu’on accroche immédiatement à cette escapade solo largement plus convaincante à mon sens que ce h-burns par ex. Et mine de rien ça pourrait bien donner un album…. et quand on retrouve derrière les futs Jean d’Hopper, je me dis que ça risque de le faire méchamment.

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