le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Croquants et croquis

Enregistré dans : en musique — gab à 9:32, le Jeudi 27 juillet 2006

Et voilà, pas moins de trois cargotons dans la salle et pas un seul appareil photo sous la main ! De la belle organisation encore une fois … c’est bien dommage car M. Orouni avait une guitare joliment décorée et la soirée s’était jusqu’alors déroulée sans accrocs (si on omet, avec la discrétion qui nous caractérise, la désertion Vincienesque) : petit resto Aux Tables de la Fontaine (toujours aussi bon), arrivée à l’Alimentation Générale avec une demi-heure de retard sur l’horaire annoncé puis, le temps d’entamer une bière au comptoir, Orouni et son homme mystérieux attaquent leur set.

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Pour illustrer l’article comme il se doit et vous donner une idée de l’ambiance, manquant, vous l’aurez compris, de péloche, on vous a fait un ou deux croquis. C’est sommaire, certes, mais l’essentiel y est … ou presque puisqu’il manque donc les couleurs chatoyantes (ça me fait plaisir) des dessins sur la guitare ainsi que le verbe pince-sans-rire de M. Orouni lui-même. Et c’est d’autant plus pénalisant que ces derniers éléments sont loin d’être étrangers au charme plutôt détendu et plaisant que dégage le groupe sur scène. Ah oui, il manque aussi une bassiste petite robe et chevelure pyrotechnique, n’est pas Micky qui veut … en plus, grosse déception, il n’y en avait pas sur scène hier soir (petite suggestion à Orouni, même d’origine asiatique ça nous irait). Non, nous n’avons eu droit qu’à deux jeunes hommes bien sous tous rapports … c’est pas si mal … on s’en est largement contenté …

Bon, c’est sûr, c’est pas toujours très calé musicalement, notamment du côté de l’homme mystérieux à tout faire (guitare, synthé, xylophone … pas toujours en rythme mais avec des parties assez recherchées, on sent le potentiel), ça chante pas toujours très bien ni très juste, mais justement ! Tout ceci ne fait qu’ajouter des couleurs et de la vie au monde lo-fi d’Orouni et c’est charmant ! (méfiance, j’ai l’impression d’évoluer dans une chanson des Innocents là, il va être temps de conclure)

Maintenant de là à s’emballer complètement, peut-être pas non plus mais une soirée agréable, un lieu suffisamment aéré pour ne pas être étouffant par cette chaleur, un public content d’être là, un citron dans la blanche, un orage en sortant, un lit bien ferme en rentrant … franchement … charmant !

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Celle qu’avait les cheveux comme dans The Ring

Enregistré dans : en images — micky à 22:36, le Vendredi 14 juillet 2006

ou Mono au Point Ephémère, le 13/07/2006

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“Ah tiens ils ont oublié de mettre des micro…” (rires). Ceci est un blague de post-rockeur lecteur des inrocks et Nous sommes avant le concert de Mono et il faut chaud. Les vacances et autres possibilités de week end de 3 jours n’auront pas découragé les amateurs et alors qu’a l’extérieur on peut gouter le frais au bord du canal Saint Martin, le point éphémère se transforme vite en sauna géant alors qu’on attend Mono.

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Et puis on attend encore Mono. Bon allez jetons un coup d’oeil sur scène, comme tout bon groupe de post-rock chaque musicien a un énorme pedalbaord, à droite une strat‘ qui a vécu, posée sur une chaise, par terre une basse explorer presque clean et surtout une jazzmaster, bandante parce que c’est une jazzmaster quoi (oui je suis un peu amoureux fou de cette guitare), mais elle est surtout bien rock’n'roll vu son état, les pains de partout qui ont arraché le vernis jusqu’à découvrir le bois de la belle, qui est est un peu crade quand même, et sa sangle est retenue par une quadruple épaisseur de gros scotch noir. Là on se dit qu’ils ont beau avoir des chaises, ça risque quand même de se remuer un peu.

Tant mieux parce qu’on attend toujours Mono et on serait presque déjà trempés avant que ça commence. Une tentative de nous axphyxier par les projections de fumer plus tard, ils sont là, les deux guitaristes assis de chaque côté de la scène, la bassiste en talons et petite robe noire au milieu et le batteur… bin à la batterie derrière.

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Je vous ferai pas l’affront de vous décrire un concert de post-rock, ca serait chiant et plein de mots usés. Vous savez surement ce que c’est le post-rock. Sur le papier une formule simple mais pour qu’elle soit convaincante en live, il faut aller au delà d’une manière ou d’une autre. Mono a donc donné une bonne prestation de post-rock mais sans vraiment aller au delà, sauf dans certaines montées où les guitares gardent parfois assez de lucidité pour créer la rupture, rajoute le petit riff qui fait monter la sauce. Niveau attitude scénique, rien à redire, même sur leurs chaises ils arrêtent pas de bouger et en fait les guitaristes seront pas assis une bonne partie du concert. Enfin “pas assis” c’est debout mais ça comprend aussi “sautiller”, “à genoux par terre”, “allongé par terre”, “la guitare dans l’ampli”, “accroupi pour une séance de tripotage de pédales”. On pourra donc pas leur reprocher d’être statique, je dirais même qu’il y a toujours un truc qui se passe, ne serait-ce qu’avec la bassiste, dont je n’ai pas vu le visage souvent,comme pour les autres, vu qu’ils préfèrent leurs cheveux devant le visage façon la bonne femme dans the ring.

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Par contre ça révolutionnera rien du tout, on ne criera pas au génie, simplement ils connaissent parfaitement leur affaire et ça donne un bon show. Les deux voir trois guitares savent jouer de concert et quand ca pète, on se laisse volontiers emporter avec. Même s’ils sont plutôt handicapés par un batteur qui quand il n’est pas approximatif, n’est simplement pas assez bon, assez carré, assez puissant pour transformer ça dans le genre de machine de tueur que donne une section rythmique impeccable (prenez RATM, avec dix fois moins de distorsion et de décibels, ils dégagent autrement plus de puissance). La bassiste est plutôt… agréable mais pareil son jeu n’offre pas l’assise nécessaire pour faire décoller les crescendos comme ils pourraient.

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Et donc après un peu plus d’une heure de concert, où on aura transpiré autant que les musiciens et leurs guitares maintenant serpentées de petites rivières de sueur sèche, Mono quitte la scène et ne reviendra pas faire de rappel. et je dois dire que ca ne m’attriste pas spécialement, j’ai passé un bon moment, ce qui en soit bien vu mon intérêt modéré pour le post, mais bon je voyais pas vraiment de raison de les rappeler, et puis de prolonger notre calvaire partagé dans cette fournaise.Une conclusion? les salles parisiennes devraient fortement songer à investir dans la climatisation, j’veux bien que la chaleur ca fasse vendre de la bière mais si ca continue on viendra tous en short et en débardeur.

rock’n'roll.

Le retour du brave

Enregistré dans : en mouvement — gab à 11:46, le Mardi 11 juillet 2006
Ou né mé quitté pas
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Et si qu’on dirait qu’ce s’rait pas fini ! Et si qu’on dirait qu’on f’rait un tour d’honneur, qu’on descendrait les champs cargysées, qu’on s’rait reçus par le Captain à manger … et si ..

Je ne vous explique pas l’état psychologique du supporter de foot au lendemain de la finale, la détresse de se retrouver du jour au lendemain sans but dans la vie, la brutalité du sevrage alors qu’on se retrouve avec un choix entre le maitre du zodiaqueintervilles ou superman à la télé … le supporter craque forcément, il se retrouve avachi à regarder Real Madrid TV comme un couillon, la dépression le guette, pire, elle est déjà là ! Il faut dire que pas grand-chose n’est fait pour soulager sa douleur non plus. Ah, c’est sûr, pour des attentats ou des tremblements de terre on s’inquiète de la population, on met en place des cellules de soutien psychologique, mais pour le footeux, nada ! Enfin bon, j’exagère légèrement, on fait tout de même un petit quelque chose, on met l’équipe sur un balcon ou un bus décapotable et on l’exhibe un peu, ça fait le gros du travail, la foule exprime sa peine et rentre à la maison quelque peu apaisée. C’est la moindre des choses … mais que fait-on pour le chroniqueur cargotien réduit à l’inutilité la plus complète ? Rien ! Moins que rien !

Ne nous étonnons pas après de le retrouver errant la nuit dans les rues melinoises, une bouteille de rouge à la main et l’œil sombre. D’ailleurs faîtes gaffe si vous croisez la bête, il marche plus bien droit et il a tendance à s’accrocher aux passants en murmurant des phrases incompréhensibles où il est question en vrac de pénalties, de frisettes, de dragons et d’Australie … quelle déchéance ! On ne souhaiterait pas ça à son meilleur ennemi !

Et c’est dans le but de sauver une espèce en voie de disparition (le cargotoris goobus) que je m’adresse à vous aujourd’hui, souscrivez à l’opération :

Sauvez Gooby !

Envoyez vos dons, hébergez-le chez vous, organisez une coupe du monde interwebzines, prenez-le en équipe de France, faites ce que vous voulez mais ne le laissez pas disparaître ! … Ne le laissez pas me tuer !!!! (eh oui, c’était moi) … Je le connais le Gab, il va me mettre au placard pour minimum 4 ans, il va me jeter comme un malpropre maintenant qu’il a usé et abusé de moi. Manifestons, pétitionnons « contre la suppression indigne des personnages narratifs », révolutionnons !!!

Non ! Il arrive … au secours … empêchez-le … noooon …

au seccoooooouuuuuurrrss !!!!

C’était Goob bientôt classé au patrimoine de l’humanité … pour le cargo !

Et pendant ce temps là : « je ne comprends pas, le rideau de fer s’est bloqué à la moitié de la porte, impossible de fermer la boutique depuis hier … comment ça vous pouvez pas passer avant septembre ? … ah non, je dors pas une nuit de plus dans le magasin, ça va bien oui ! Y a Goob qui prend tous les draps et qui picole comme un trou … j’voudrais vous y voir moi … ah merci beaucoup ! Vous me sauvez la vie … merci hein … »

Ouais ouais …

Enregistré dans : en mouvement — gab à 9:47, le Lundi 10 juillet 2006
Ou tout ça alors qu’il n’y avait même pas pénalty contre l’Australie !

On ne comprend pas trop ce qu’il s’est passé … un week-end complet d’incantations, un beau souffle du dragon bien épais et que dalle ! A peine un petit coup de tête Zizesque sur une cage thoracique ritale … c’était bien la peine … on a dû se planter dans les doses … à moins qu’on ait inversé la bave de crapaud (10 ml) et les queues de salamandres (5 bien épaisses). Normalement avec un formule réussie Trézéguet tirait sur la barre, certes, mais aucune chance que cette dernière ne résiste à l’assaut ! Rompue en deux qu’elle aurait dû être ! Non vraiment ça nous dépasse … Viera qui se claque : incompréhensible … les yeux de vipère que diable, on n’a pas oublié les yeux de vipère quand même … non on a dû laisser tout ça trop longtemps sur le feu, ça a sûrement accroché dans le fond de la marmite, on ne voit pas sinon … non vraiment …

Ce sont donc les italiens qui ont gagné la biquette … mouais, tout ça pour ça … franchement, elle est mignonne, je vous l’accorde, mais est-ce que ça valait tout ce foin ? En plus les italiens ne sont pas sortis de l’auberge parce que maintenant va falloir la ramener à la maison, on vous explique pas le raffut dans le car puis dans l’avion. Ensuite le méchoui sera sûrement très sympa, c’est sûr, mais une biquette pour 22 joueurs (et encore je ne compte pas le staff technique qui a un sacré coup de fourchette), ça fait pas grand chose dans l’assiette au bout du compte. Non, on a bien fait de leur laisser finalement, c’était un cadeau empoisonné, pas de doute !

… et si c’était Morgane ?!? Mais oui, on cherche côté fausse manipulation depuis tout à l’heure mais si on s’était tout bêtement fait doubler sur ce coup là ?! Trop d’assurance ça, on fait le coup du nathrach comme ça tranquillement dans son coin, on est concentré sur sa tâche et hop on ne fait pas gaffe à l’ennemi qui rode … c’est possible … elle a pu se laisser soudoyer, la sournoise … tout à fait son genre d’ailleurs …

Et parlant de genre, si on a su au cargo éviter toute tombée dans le pathos, si on a même pu éviter jusqu’ici de trop parler de football, pour la finale on se devait quand même de faire un petit effort. Nous nous sommes donc cotisés (d’ailleurs l’enveloppe ne m’est toujours pas revenue, si vous pouviez faire suivre s’il vous plaît … merci bien) pour envoyer un reporter sur le bord du terrain avec  un beau gros zoom qui coûte la peau des fesses. Et là vous vous dites « ils n’ont jamais pu entrer, c’est pas possible » et on vous comprend … on voit bien que vous connaissez mal notre art de l’accréditation, on pourrait mal le prendre même, mais non, soyons grands, soyons magnanimes … et c’est non sans une certaine émotion qu’on clôt ainsi un mois fantastique en votre présence (sentez-vous les sanglots dans la frappe du clavier ?), merci de votre fidélité sur le cargo ! Allez, photos :

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les tirs au but

Un seul regret finalement, Thierry Roland avait dit avant la coupe du monde qu’il ferait le tour de la place de la Concorde à poil si la France gagnait … on manque là un grand moment.

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… et après …

Notez au passage l’intervention Chiraquienne, grand moment de la soirée (pourquoi n’a-t-il pas tiré son pénalty d’ailleurs ?) … Chirac qui n’a visiblement pas supporté de voir Jospin en photo sur notre bloog et qui s’en vient faire son allocution télévisée avec 5 jours d’avance … l’est fort Chichi quand même !

C’était Goohoohoob qui fermait boutique … pour le cargo !

Et pendant ce temps là, les Boo Radleys sont toujours champions du monde !!! (paaaa pa pa pa pa pa pa paaa … pa pa pa paaaa)

 

 

… et si il y avait eu un coup de vent et que la brume n’ait fait qu’effleurer Zidane et pas du tout les autres joueurs …

 

… mystère …

effet automatique

Enregistré dans : en musique — vinciane à 16:36, le Vendredi 7 juillet 2006

(oui elle était facile…)

j’ai décidé de rompre la brillante série footesque de goob, dont on se délecte avec passion depuis autant de semaines mais dont il faudra bien vite savoir se désaccoutumer. alors commençons progressivement.

parlons de oto efekt. pour une fois que j’arrive à prendre le temps d’écouter un autoproduit (c’est que sur le cargo nous sommes ultra-sollicités… on peine à suivre, les cocos, pardonnez-nous). pas facile d’écrire un message introductif, pas facile d’amener la mythique cargoteam (oui je peux encore en rajouter) à écouter ses morceaux.

eh bien voilà, un drôle de prénom à la clé (phoene), un nom de groupe un peu bizarre et hop voilà qu’on prend le temps. d’entrée de jeu on se dit qu’il est dommage que ce drôle de nom justement ne colle pas avec la description de la musique… on sait que les groupes en ze riment avec popeux… alors au jeu des devinettes on se disait qu’oto efekt devait avoir une sonorité un peu électro-rock… en tout cas péchu. allez savoir pourquoi. ce préjugé étant tout de suite mis par terre par les quelques phrases de présentation, il fallait donc écouter… (bien fait ce mail avec un lien vers chaque morceau, c’est parfait pour le chroniqueur fainéant - pour moi, donc)

venons-en donc à la musique. aérienne, presque minimale, construite ou plutôt complexe… la voix quasi systématiquement enveloppée (noyée ?) de réverb, pourquoi pas. un peu risqué il semble… un ensemble très doux qui n’est pas sans rappeler la couture électro de cellar door (eh voilà, vous avez maintenant compris pourquoi ça a fait tilt tout de suite).

à l’écoute de cet EP de 5 titres (living room), on retient tout de suite le très beau ‘vincent’, où le clavier se mêle délicatement à la voix comme un voilage dans une brise d’été.

(et d’ailleurs)

plus ici (EP en écoute intégrale)

ps: laissez la fenêtre ouverte !…

ps2: cette musique fait une étonnante passerelle avec l’album de ai phoenix (oui, des norvégiens, micky !!) the driver is dead que je me passe en boucle en ce moment… et en particulier le titre ‘if you ever saw her name’…

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