le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Celui qui portait divinement la jupe

Enregistré dans : en images — micky à 2:56, le Vendredi 12 mai 2006

ou Venus à la Maroquinerie, le 11 mai 2006

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J’avoue qu’aux premières écoutes the red room, le dernier Venus, m’avait pas mal surpris. En fait, j’avais surtout remarqué la sortie des guitares électriques, leur son un peu rugueux, débordant d’overdrive bien roots (d’ailleurs si vous vous posez la question de la différence parfois subtile entre overdrive et distorsion vous savez maintenant quoi écouter). Mais en live, dès la première chanson, sur fond de rideau de velours rouge, le groupe a démontré d’emblée qu’il reste théâtral et emphatique. Que la déconstruction savante de la musique populaire qui est leur marque de fabrique est toujours présente. Et qu’elle n’a rien de paradoxal à s’accoquiner avec le rock le plus basique, le batteur qui plante des clous sur sa seule caisse claire, la guitare qui aligne ses riffs, la basse lourde… et le violon joué aux doigts, parce que Venus reste Venus, avec ses sonorités classiques, violon et contrebasse alternant avec guitares demi-caisse et basse Explorer ou Fender.

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Et il n’y a pas que la musique qui donne dans le mélange classieux, Marc Huyghens arbore chemise et jupe plissée, mais pour marteler la scène il a opté pour une paire de docs noires tandis que le bassiste est tout sourire dan son costume rouge sombre et n’en finit plus d’aligner les poses. Christian Schreurs (violon et guitare) pourrait paraître un peu commun à côté sauf qu’il est immense et qu’en live on réalise mieux à quel point sa voix est proche de celle de Huyghens et se mélange bien avec celle-ci.

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Le set fait la part belle à the red room, qui comme son côté très rock le laissait présager, passent très très bien l’épreuve du live. Quelques morceaux des précédents albums, un royal sucker assez captivant, Wanda Wultz et un Beautiful Days débridé, l’occasion de dire que comparé au concert de l’Elysée montmartre pour le précédent album, Huyghens est survolté, arpente la scène, joue des cymbales, chante dans un mégaphone . Il parle pas mal avec le public et on a l’impression qu’il est plutôt content d’être là, même si le fait qu’il dise que Paris est le centre du monde pourrait être interprêté comme de l’ironie belge…

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Pour finir, deux rappels avec en tout dernier morceau, une version complètement réarrangée de Kallenovsky, mon morceau préféré de Vertigone et un de mes morceaux préférés tout court. Le texte reste inchangé et interprété avec beaucoup d’émotions qui transparaissent dans la voix, tandis qu’en l’absence des claviers, violon et contrebasse sous effets redessinent les lignes mélodiques ponctuées d’une guitare saturée qu’on attendait pas là mais qui semble vouloir dire même sur ce morceau très particulier que Venus n’est définitivement plus un groupe qui se cantonne aux instruments acoustiques comme c’était le cas à leurs débuts et au fond tant mieux, car ils n’y perdent rien mais gagne un vocabulaire supplémentaire qui leur va comme un gant (ou une jupe?)

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Celle qui m’avait charmé

Enregistré dans : en images — micky à 2:09, le Vendredi 12 mai 2006

ou Half-Asleep à la Maroquinerie, le 11 mai 2006

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Depuis le temps que j’en entends parler, je n’avais jamais écouté half-asleep, à moitié par “jalousie”, parce que j’aurais aimé trouver ce nom là, parce qu’il me convient si bien, à moitié parce que ceux qui en parlent ne savent pas en parler ou alors ne savent pas me convaincre.

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Valérie Leclercq, Half-Asleep à elle presque toute seule, elle m’a convaincu immédiatement. Et pas seulement parce que j’ai un faible pour les blondes dont les mèches encadrent le visage (joke très très private). Sadcore, folk minimaliste, musique intimiste? bah Half-Asleep c’est bien moins rébarbatif et réducteur que ces petites cases. A vrai dire, quelques notes, quelques mots suffisent pour exploser ce cadre un peu mesquin. Pour dire que ce n’est pas une musique de l’introversion. Car si la personnalité est volontiers discrète mais trèèèès attachante, le jeu de piano lui est puissant et maitrisé, savoureux de dissonances, la voix explore tout son registre (j’aurais quelques réserves sur les passages très graves) et par la magie de l’auto-sampling (magie qui semble l’amuser aussi, vu les quelques regards genre ‘regardez, sans les mains!!!’ envoyés au public), les guitares s’empilent, s’entrechoquent.

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Alors soyons clair Half-Asleep ca n’endort pas et ça a la classe. D’ailleurs c’est pas pour rien que le chanteur de Venus est carrément venu la présenter au début du concert. Et moi j’avais tellement de jolies photos que je savais plus quoi choisir et qu’en fait je voulais peut être plus la partager avec vous à la fin.

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jack the ripper - grand mix - 050506

Enregistré dans : en images — vinciane à 22:55, le Samedi 6 mai 2006

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plus de photos ici

tarantula ad - grand mix - 050506 (chab avait raison !)

Enregistré dans : en images — vinciane à 22:51, le Samedi 6 mai 2006

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plus de photos ici

Celle qui charmait les objectifs

Enregistré dans : en images — micky à 0:16, le Jeudi 4 mai 2006

(et les hommes) ou Elysian Fields @ Le café de la Danse, 03/05/2006

Du coup pas de photo du formidable Oren qui était partout ce soir : basse, guitare, batterie, il sait tout faire et il fait parfois tout en même temps. Pas d’image de Thomas Bartlet non plus, pourtant toujours aussi virtuose derrière ses claviers.  Elysian Fields se fait moins nerveux sans batterie mais les chansons n’y perdent pas, la voix se taille la part du lion (dans la tempête?) et c’est encore plus langoureux. Alors ce soir c’est juste Jennifer et moi.

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