le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Celle contre les ténèbres

Enregistré dans : en images — micky à 2:33, le Mercredi 31 mai 2006

ou Lauren Hoffman à La Maroquinerie, le 28/05/2006

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C’était en janvier 2004. Mon premier concert de Lauren Hoffman. Un petit bout de scène. Une voix, une guitare. Au milieu d’une salle blindée de touristes occupés à manger leur steak-frites et bien peu préoccupée par le petit miracle qui est en train de se produire, un peu plus loin que le bout de leur fourchette. Et au fond Lauren c’est bien ça, une miraculée, une rescapée. Entre les chansons, elle nous explique tout son parcours depuis son premier album Meggido, bien acceuilli par la critique, ce qui ne l’empêchera pas de se faire plus ou moins éjecter de sa maison de disque. Et là commence une période où on la perd un peu de vue. Ca tombe bien les chansons parlent un peu de ce parcours, comment elle a repris les cours, Joshua, sa dernière histoire d’amour.

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Et le miracle c’est donc que dans ce contexte bien ingrat, presque mesquin, Lauren Hoffman a réussi à séduire, à captiver, à faire oublier l’endroit, ses odeurs de viande et de friture, ses bruits de vaisselle, pour qu’il ne reste plus que des histoires. Racontées avec la seule force de sa voix, portée par quelques accords sur une guitare folk, sublimés par un talent d’écriture qui fait que 2 ans plus tard je me rappelle encore chaque note, chaque intonation du riding in plain sight qui ouvrait le concert ce soir là.

2 ans et quelques miracles plus tard. Revoilà Lauren avec un album génial, Choreography, qui reprend une bonne partie des chansons de ce soir là mais on est passé de la folk dépouillée à un foisonnement d’arrangements, un son assez sophistiqué qui mélange sonorités electro, cordes voir quelques guitares électriques nerveuses. Pour reproduire tout ça à la Maroquinerie, Lauren est accompagné d’un groupe, une formation classique guitare-claviers-basse-batterie, elle dira d’ailleurs pendant le concert qu’elle rêvait depuis longtemps d’avoir un groupe pour jouer ses morceaux.

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Et ça se sent ces velléités électriques : Lauren a abandonné sa folk pour une jolie telecaster noire (à peu près la même que celle de Simon en photo ci-dessous), qui lui sert même à faire les quelques morceaux où elle joue seule (généralement le genre de choses qu’on fait à la sèche) comme les deux premiers du concert. Mais dès le premier morceau à l’électrique, le concert se fait beaucoup plus rock.deux guitares ça gonfle pas mal le son( qui est un peu brouillon au début mais heureusement ca s’arrange ensuite). Le bassiste enchaine les poses, dans son jeu, où il en fait pas mal, peut être un peu trop, surtout qu’apparemment ils avaient pas non plus énormément répété avec cette formation, mais quand il passe ses plans, y a pas à dire ça a de la gueule. Le batteur assure aussi les choeurs avec une voix assez surprenante dans les aigus qui se mèle bien avec celle de Lauren qui est toujours aussi puissante, aussi poignante, capable de percer n’importe quel mix à mon avis.. et à peu près n’importe quel coeur.

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Après les versions live acoustique, les versions album, la découverte des versions groupe est plutôt une bonne surprise. Mes pépites (j’aurais pu les mettre toutes mais bon faut bien choisir) : Broken qui perd quelques sonorités en live, mais est toujours aussi touchante. Out Of The Sky, Into The Sea qui a définitivement la pêche. As The Stars et son refrain où la voix de Lauren vous transporte très haut. Joshua, triste, belle mais on sent une sorte de sérénité percer derrière, celle qu’on acquiert en vieillissant, en digérant ses histoires. Reasons To Fall tout à fait adapté à la formule bien rock de ce soir et toujours ces refrains imparables, une tristesse qui s’exprime mais qui se conjure par la même occasion. C’est ce qu’on appelle sublimer.

Rescapée. Miraculée… Non, sublimer, sublime, c’est bien le mot, c’est bien elle. contre les ténèbres.

Celui où l’on analyse le mouvement de la tête

Enregistré dans : en images — micky à 2:38, le Mardi 30 mai 2006

ou Poney Poney + Exsonvaldes + Eldia au point Ephémère, le 26/05/2006

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Exsonvaldes

De quelle manière aborder cette review de concert? A ce qui parait faut pas que je m’attache trop aux apparences, aux fringues etc. Ca tombe bien, les groupes de ce soir jouent plutôt en uniforme de jeunes, pas de quoi exciter mon côté vogue à part peut être le bassiste de Eldia qui arbore fièrement une paire de vans rouge à carreaux noirs édition limitée, et pour être sûr qu’on les voit il a remonté son pantalon. (vous vous demandez peut être comment je sais que ce sont des vans rouge édition limitée, bin c’est juste que j’ai les mêmes, sauf que les miennes tuent les chanteuses électropop de m… [private joke]).

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Antoine(Exsonvaldes)

Bon donc faut que je trouve autre chose, l’ennui c’est qu’avant que le concert commence j’avais déjà deux demis et une pinte dans la tronche (la bière est pas trop chère au point éphémère et puis on a fait un pot cargo alors bon fallait assurer quoi). Et puis là j’ai surtout envie de prendre ma guitare parce que y a Simon d’Exson qui m’a envoyé les accords de Someday If I Want To, leur morceau qui déchire sévèrement sa mère mais qu’ils ont pas joué au concert .

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Simon (Exsonvaldes)

En fait , y avait surtout les nouveaux morceaux et ce qui est cool c’est que de les voir les tester sur scène, on suit la progression vers la forme finale et bon là ca commence à vraiment bien sonner. Et sur scène ca bouge bien, dès le premier morceau ça balance sévère, même si Antoine a bossé son piano apparemment donc y a quelques arpèges par ci par là et une nappe façon orgue. Et ca s’intègre bien dans l’univers du groupe. Mais bon là on va me reprocher de raconter ma vie si je choisis une approche comme ça.

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poney poney

Je pourrais aussi être synthétique et vous dire combien tous ces groupes français récents qui jouent vite, enchainent les riffs sur fond de grosse basse qui bourrine me laissent complètement indifférents. La différence avec leurs modèles anglophones c’est que les chanteurs ont généralement et la belle gueule et quelque chose dans la voix, même si elle est indigente, elle fait quand même un certain effet. Poney Poney c’est un peu ça : ça joue bien, ça fait se remuer mais y a pas une mélodie qui ressorte, pas un moment où la voix se mettra en danger. C’est bien pour se détendre un vendredi soir mais bon tout ça a déjà été fait et j’en reprendrai pas non merci. Mais j’ai quand même apprécié le plat à cause de la petite touche 80’s qu’apporte le batterie électronique et aussi parce que le bassiste qui bourrine dynamite un peu le truc. Maintenant il va falloir se démarquer les gars, parce que si moi je reconnais que je suis un peu un sale con pour les groupes dont j’aime pas le style, pour ceux qui aiment, l’offre est quand même pléthorique. alors gare au crack.

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Poney Poney

Eldia… Je pense que pour Eldia il faut prendre l’angle du pathos. Parce que musicalement c’est pas mauvais, entre la gretsch du guitariste rythmique et la jag’ du chanteur, y a du riff emballé et pesé, du solo qui se déroule au kilomètre. Clavier bienvenu aussi. Mais là où Poney Poney apportait sa petite touche new wave sympathique et avait le bon gout de pas faire durer plus que de raison, Eldia m’a royalement emmerdé avec ses influences rock respectueusement étalées, la manière du chanteur de commencer les morceaux tout seul dans son trip, les trucs à rallonge. Et puis là encore un chant plat mais plat…

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Eldia

Et donc après avoir prise quelques photos (toute râtées), je me suis affalé contre un pilier et j’ai regardé le public. C’était plutôt intéressant, vu que généralement je suis dedans et donc je ne me vois pas. Par exemple, saviez-vous qu’un fan pris du mouvement dit de headbanging sur un morceau péchu ne va pas s’arrêter de bouger la tête quand soudainement ca devient mou du genou, le fan va continuer à bouger sa tête mais au ralenti.

Tiens j’ai fini ma review sans avoir choisi mon angle, et j’ai été grave méchant, et futile,j’ai exhibé mon alcoolisme de bon ton… bah c’est pas grave, c’est un blog après tout : si vous êtes fan de Eldia et que vous lisez ça, perdez-pas votre temps, c’est sûrement un groupe génial, j’aime pas dire du mal des groupes (j’vous jure) mais ce soir là tenir jusqu’au bout pour moi ca relevait un peu du calvaire et il fallait que je me venge (et puis qu’est-ce que vous en avez à foutre d’un alcoolo fan de chaussure qui raconte sa vie au lieu de chroniquer sérieusement????).

Celui qui savait dire je t’aime

Enregistré dans : en musique — micky à 2:22, le Lundi 29 mai 2006

ou Fairguson au Kitch’up, le 26/05/2006

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Le Kitch’up c’est tout un programme, à l’étage d’un pub de Pigalle, un petit bout de salle confortablement aménagé mais… petit avec au milieu un petit bout de scène, à peine de quoi loger les trois musiciens de Fairguson : Thomas à la guitare et aux chants, Olaf à la batterie (réduite à l’essentiel vu la taille de la salle) et Kubii aux synthés. Et avec tout ça pas de lumière, en fait une personne de l’assistance fera remarquer au groupe qu’ils étaient les seuls à pas être éclairés… Pas de lumière donc pas de photos. Mais j’ai dit qu’il y avait pas de lumière???

Parce qu’en fait c’est des bricolos les gars de Fairguson : la grosse caisse est ornée d’une jolie guirlande de noël qui s’éteint et s’allume en rythme. La folk de Thomas c’est le même trip, plein de ptites loupiottes de partout. C’est là que les lecteurs de bon goût du Cargo se disent “hééééé mais on dirait un clip de Grandaddy”. (Now it’s on)
Et bin lecteurs de bon goût vous seriez presque en train de me résumer le concert quelque part : parce que Fairguson a beaucoup écouté Grandaddy et ça s’entend dans les sonorités de synthé, dans la fascination pour la nature et les machines un peu rustiques, dans le côté folk apaisée.

Cependant ça ne tourne pas non plus à l’imitation sans âme car il y a un univers particulier, une personnalité très originale derrière Fairguson : malgré la sono pourrie qui fait tout saturer, la voix de Thomas ressort très bien, il navigue sans problèmes dans les aigus et à la limite du maniérisme, il réussit à poser une manière de chanter très particulière, qui prend autant à la bonne chanson française qu’à la mauvaise nouvelle chanson française, à commencer par le fameux name-dropping que celle-ci affectionne tant (vous savez cette manière de poser des références à la place des idées, de citer des noms un peu partout, qui ne veulent dire quelqe chose que pour quelques parisiens habitant le même arrondissement que le pseudo parolier). Car Fairguson se décline sans problème en français comme en anglais, mais en français, tics ou pas, ils ont quelque chose qui fait, que dans quelques années, les groupes les plus chébran pourraient s’en revendiquer, comme c’est le cas pour Gainsbourg par exemple.

Sur disque en tout cas c’est très très bien foutu (chro bientôt sur le cargo). Pour leur premier concert, on peut dire qu’ils ont quand même bien assuré, réussissant à retrouver le son du disque dans des conditions pas terribles, et figurez-vous que l’installation de fortune, les petites guirlandes dans la demi-pénombre, quand Fairguson nous raconte ses histoires de tracteur, eh bien tout d’un coup ca avait un petit quelque chose de magique, on oubliait qu’on était à Paris, qu’en bas un tas de touristes parlant des langues étrangères se bourraient la gueule, que dans la cuisine du kitch’up le patron sermonait ses employés sur l’esprit d’équipe, que la serveuse qui passe et repasse..

Et c’est déjà fini. Le temps pour Thomas de dire aux gens qu’il aime qu’ils les aiment (bah quoi? le fait-on assez nous? tiens d’ailleurs Maman je t’aime :) et la serveuse du Kitch’up je… non je déconne ). Il repart pour une chanson tout seul, puis deux, se trompe et inverse les couplets. Se trompe encore Et finalement il arrête. Mais non il cherche à battre le record du rappel le plus long du monde.

Et jouera donc la moitié du concert pendant le rappel. et on aura donc droit à presque tout Tractor Melodies. On en redemanderait presque mais il faut avouer que c’est quand même mieux quand il joue avec ses deux acolytes et qu’on retrouve des arrangements un peu plus riches. Mais bon pour un groupe qui en est à ses débuts en live, le pari est quand même largement réussi, on excuse sans problèmes les petits cafouillages. Et donc moi j’y retournerai!

Et vous aussi une fois que vous aurez écouté, sur myspace peut être? Ou alors visitez leur site.

celle qui n’a pas vu de kift

Enregistré dans : en images — vinciane à 9:03, le Jeudi 18 mai 2006

ou the tiny au point éphémère, 170506 en première partie de de kift 

 

trois lettres encore tatouées sur mon poignet droit, fmr. éphémère comme ma présence sur les rives du canal st martin mercredi soir. obligatoire pour voir et écouter les suédois de the tiny que le captain m’avait enfoncés dans les oreilles en février 2005. 15 mois d’impatience, une jolie récompense. l’attaque est un peu abrupte avec le magnifique ‘closer’ de leur premier album (close enough). un peu sec et dissonnant mais captivant pour les mêmes raisons. le set, trop court, se compose pour l’essentiel de titres du nouvel album, staring;someone like you (qui est distribué en france par v2 alors que le premier n’est disponible qu’en mail order). on n’entendra avec plaisir le ‘just like you’ de close enough mais on regrettera l’absence d’un ‘in my back’ par exemple. l’ultra minimalisme des arrangements sur scène (violoncelle-contrebasse-clavier ou scie musciale-contrebasse-clavier) tranche avec le liant des albums. si le tout semble un peu âpre le temps des deux premiers morceaux, l’intimité s’installe progressivement et de la voix éraillée d’ellekari larsson se dégage une atmosphère de doucereuse désillusion. et qu’est-ce qu’on aime ça….!

 prochain rendez-vous, 21 juin au centre culturel suédois (avec ane brun)

 

écoutez the tiny ici

Celui avec Dieu et le Post-rock

Enregistré dans : en images — micky à 16:03, le Samedi 13 mai 2006

ou Barzin + Jeniferever + Gregor Samsa au Tryptique, le 12 mai 2006

2 titres et c’est tout. 2 titres de Gregor Samsa, pêchés sur la Blogothèque (merci à eux), ça a suffi pour ébranler une profonde conviction. Celle que le post-rock, comme Dieu, est mort. Et en fait je me rends compte que par delà les ruines fumantes des quelques albums qui suffisent pour définir ce genre si cannibal (putain en même pas 2 phrases, je dois m’être fait plein d’ennemis mais rassurez-vous post-rockeux outrés, j’suis un poppeux dans l’âme, mon avis a pas grande importance) il existe des adeptes comme Gregor Samsa, qui arrivent néanmoins par être touchés par la grace. (Comme pour Dieu quoi).

Sauf que Dieu c’est Alanis Morissette. Et Gregor Samsa l’abbé Pierre?. Et sur la blogothèque, il se posaient la question de savoir si Gregor Samsa c’était du post-rock. Nous y reviendrons. Mais évacuons d’abord ce qui peut l’être.

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Donc ça commence par Barzin et c’est nul. On se demande ce qu’ils font là avec leur pop-rock peu inspirée et leur chanteur mollasson qui a pas grand chose dans la voix ni dans les paroles pour le peu qu’on y comprend, et qui passe trois plombes à s’accorder entre chaque morceau. Sa communication se limitant à demander conseil sur un endroit pour se bourrer la gueule. Seule chose qui sauve un peu le groupe : le gars au lapsteel et à la guitare électrique a la classe (photo ci-dessus). Et le seul morceau qui m’ait un peu plu c’est donc un instrumental avec de belles parties de slide. Y aussi un mec qui joue du xylophone avec une dégaine un peu big lebowsky, mais bon si le xylophone c’est sympa pour un arrangement, sur chaque morceau, placé de la même manière, l’apport me parait un peu limité.

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Ensuite c’est au tour de Jeniferever , l’autre raison qui fait que malgré 245 heures de sommeil en retard, j’ai trainé ma flemme au tryptique parce qu’Arnaud du Cargo m’en a dit le plus grand bien. Ils ont une dégaine assez hype, à peu près la même que les groupes de jeunots qui fleurissent un peu partout pour singer les libertines et faire s’extasier quelques journaleux sur la magie qu’il y a à faire des chansons qui se résument à 3 riffs et 45 poses pompées sur le divx d’une vhs pirate des sex pistols. Donc ils ont l’air jeune, très jeune, portent des calecons avec un bout de jean par dessus et pratiquent la coiffure soigneusement décoiffée.

Mais très honnêtement ça on s’en fout, y a quelque chose qui se passe sur scène, le jeu très mélodique des deux guitares est séduisant, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ca ne part pas dans l’escalade distordue à chaque fin de morceau, on est plus proche des parties calmes des morceaux d’émo et si ce n’est pas flagrant dans les premières parties de chant, cette influence devient ensuite très évidente dans le chant qui fait pas mal penser à du thursday entre autres. Mais les Jeniferever ont pris juste le nécessaire dans l’émo, il n’y a pas de parties hurlées et surtout “the” cliché de l’emo, la deuxième voix qui gueule des trucs en contrepoint à la première. Et ils y rajoutent leur touche personnelle : grosse présence des claviers qui remplacent parfois la basse (dont ils sont parfois 2 à jouer sur scène sans que le son devienne incompréhensible)

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Au final, ca fait un set très agréable avec une fin pas super originale à trois guitares où tout le monde bouge de partout et que le batteur il tappe fort. Mais bon ca fait toujours du bien par où ça passe.

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Et pour finir voilà Gregor Samsa qui débarque sur scène : une asiatique avec une jupe très courte et un violon électrique très rouge, aux claviers, la fille à la voix assez magique qui chante sur three (un des 2 morceaux à télécharger sur la blogothèque), un barbu au clavier et la guitare (on remarque un clavier un peu cheap au milieu de ces pédales). La différence entre barbu et fille craquante étant que barbu joue essentiellement des nappes tandis que fille craquante joue du piano électrique, du piano, des cordes etc… Y a aussi un bassiste placé de profil (qu’il n’a pas beau) un peu encerclé au milieu de tout ça. Et last but not the least, le chanteur-guitariste qui dira deux choses en gros:”merci” et “tu peux baisser les lumières?”. Heureusement qu’il a une sacrée voix et que même sans sauter de partout comme le chanteur de jeniferever, il arrive à dégager quelque chose d’assez captivant malgré une dégaine de jeune américain quelque part entre le héros d’American Pie et celui de Jarhead (oué je suis un peu méchant pour la première comparaison)

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A part ça, y a rien à dire. Gregor Samsa n’est peut être pas du post-rock et sur three c’est assez évident. mais ce soir on a eu droit à un mauvais concert de post-rock : morceaux outrancièrement lents voir mous qui se terminent par un crescendo pas spécialement bien amené et c’est précisément dans ces moments qu’ils choisissent tous de se retourner vers l’écran qui diffuse des images qui servent pas à grand chose. Et ca donne à peu près le même effet que de regarder un film sans le son ou de l’entendre dans une autre pièce. On voit des dos, on entend des guitares qui s’énervent mais est-ce que c’est vraiment là que ça se passe?.

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Avec une telle approche de la scène, ca aurait pu être nul à chier mais il y a quand même de la beauté dans ce qu’ils font, difficile de rester insensiblement à fille craquante ou même au chanteur qui même en restant dans l’ombre, très sobre, n’en projette pas moins quelque chose. Et puis comme me le faisait remarque Yveu du Cargo, dès le premier coup de caisse claire, on sentait quand même qu’on était déjà à un autre niveau que Jeniferever en termes de son.

En conclusion, je pense pas retourner voir Gregor Samsa en live par contre j’ai bien l’intention de jeter une oreille sur leurs 2 EPs. Maintenant pour les post-rockeux qui auront lu jusqu’au bout, je dis pas que votre musique est l’équivalent d’une langue morte, au contraire, la plupart du temps, c’est simplement que pour moi vous ne faites pas du post-rock, qui est un cadre réduit au possible. En fait, il y a pas mal de groupes que j’aime qui pourraient être assimilés au post-rock mais moi ça m’emmerde parce qu’ils font beaucoup plus que ce que le postrock évoque…

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