le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Celui pour Lynette

Enregistré dans : Uncategorized — micky à 12:31, le Mercredi 9 avril 2008

Des fois c’est tout con mais y a des petites attentions qui font plaisir, qui donnent envie de s’intéresser, pas comme les mails du genre “on est méga trop fort, on a joué avec machin ou truc et on va révolutionner la musique” ou encore ” voila mon myspace, chroniquez moi” (vous remarquerez l’absence de bonjour, au revoir)

Drew Danburry dont j’avais parlé d’un concert… jadis.. (ouais ca fait aussi longtemps que ça) m’a donc écrit un mail tout sympa pour me proposer sa toute dernière chanson. Comme il se trouve qu’entre deux écoutes de stars, du dernier REM et une crise de pink moonite de Nick Drake, il me reste quand même du temps, ni une, ni deux je lui réponds “yeah”

Et le lendemain je trouve dans ma boîte mail une très jolie chanson, qui respire la simplicité, la modestie et la bonne humeur du personnage, ce qui ne veut pas dire que ce soit pas très bien arrangé (un petit côté Eels en formation nombreuse je trouve), un texte amusant et émouvant, une bonne prod qui ne cherche pas le clinquant. Bref quelques minutes de bonheur musical tout simple, qu’il m’autorise à vous faire partager.

Alors j’ai dit “yeah” et voili voilou : Drew Danburry - Lynette I Love You

Vous pouvez retrouver ce morceau ainsi que quelques autres sur sonspace

Celui avec les Stars

Enregistré dans : Uncategorized — micky à 12:52, le Mercredi 2 avril 2008

Pfiou ça faisait un moment qu’il prenait la poussière ce blog, parce que l’envie d’images avait pris le pas sur les mots, parce que finalement l’impulsion qui conditionne le passage à l’acte n’était pas vraiment là.

Et puis y a un album qu’on écoute, des mots qui prennent vie, comme l’envie de crier sur tous les toits son amour irraisonné pour ce groupe canadien qui s’appelle Stars. Composé pour moitié de membres de Broken Social Scene, Stars pratique une pop truffée de sonorités analogiques : arpégiateurs, nappes, séquences embellissent toutes les compos de leurs sonorités très travaillées, en fait dans la production, ça me rappelle pas mal les albums récents de Mercury Rev. Certains pourront trouver que c’est trop mais au fond ce n’est pas tellement le coeur du débat (tant pis pour “certains”, ils ont qu’a écouter du rock garage médiocre s’ils sont allergiques aux mille-feuilles sonores).
Stars c’est pas que l’emballage c’est surtout deux très belles voix qui livrent des mélodies finement ciselées, en fait chez Stars, le sens de la mélodie est tellement aigu que c’est souvent trop, surtout au début. Mais après quelques écoutes, on s’y prend et on déguste nos mille-feuilles couche par couche. Et passé le charme des chansons accrocheuses qui ne dédaignent pas se parer de guitares nerveuses (youpi, reviens “certains”, tu vas tripper), on s’attarde sur une pure merveillle, un petit monument mélancolique comme je les aime, avec un très beau texte dont l’interprétation donne des frissons.

Ca s’appelle Personal et ça prend tout son sens quand on écoute les paroles alors voilou (merci à indieboytraqueur pour la vidéo, c’est pas la première fois que le cite, le monsieur a bon goût… et de l’avance sur moi vu qu’elle date de plusieurs mois :):

[Wanted:]
Single f, under 33, must enjoy the sun, must enjoy the sea
[Sought by single m:] Mrs.Destiny, send photo to address, is it you and me?

[Reply to single m:]
My name is Caroline cell phone number here, call if you have the time
28 and bored, grieving over loss, sorry to be heavy but heavy is the cost, heavy is the cost

[Reply to Caroline:]
Thanks so much for response, these things can be scary
Not always what you want
How about a drink? The St.Jude club at noon?
I’ll phone you first I guess
I hope I see you soon!

I never got your name, I assume you’re 33
Your voice it sounded kind
I hope that you like me
When you see my face, I hope that you don’t laugh
I’m not a film-star beauty
I sent a photograph
I hope that you don’t laugh…

[Note to single m:]
Why did you not show up?
I waited for an hour and finally gave up
I thought once that I sw you, I thought that you saw me
I guess we’ll never meet now
It wasn’t meant to be
I was sure that you saw me, but it wasn’t meant to be

[Wanted:]
single f, under 33, must enjoy the sun, must enjoy the sea
Sought by single m:
nothing too heavy, send photo to address
is it you?
or me?

Celui où il faisait froid.

Enregistré dans : en musique — micky à 12:28, le Mercredi 2 avril 2008

Ah bin ils nous l’avaient dit que c’était pas un lieu comme les autres le 1bis, perdu juste à côté du métro à Ivry mais perdu quand même si on a le malheur de louper le message écrit à la main sur la porte qui explique comment trouver la salle de concert, enfin je dirais plutôt l’ancienne grange de concert pour être précis comme l’exige l’usage journalistique (c’est pas parce que c’est un blog que c’est pas du sérieux, surtout en ces temps où la presse est coupable de tout, d’ailleurs j’y reviens plus tard)

Revenons donc à notre grange perdue mais retrouvée à Ivry, c’est pas très grand, plus qu’un bar mais moins grand qu’une petite salle de concer genre le café de la danse et même la maroquinerie. Des amplis guitare, une batterie, trois gros retours, oui il y a une scène au fond de la grange. Et vu le bruit de fond, y a aussi une sono. Et au milieu de tout ça les Fragments de la nuit.

C’est le moment who’s who de cet article, parce que sûrement que vous demandez ce que c’est (sont) les fragments de la nuit. Peut être que vous vous rappelez de ma chronique de Goo Goo Blown(le bonhomme)? (on abrègera par GGB(lb) ), d’une fille qui avait les cheveux bleus?. Bin les Fragments de la nuit ce sont les composition de la fille aux cheveux bleus aka Ombeline Chardes et de Michel Villar, qui officient pour le récital de ce soir respectivement au violon et au piano. Accompagnés par une autre GGB(lb) au violon, un autre violoniste et un violoncelliste.

Si la formation sur scène est plutôt classique, le public lui l’est un peu moins : la communication du 1bis est plutôt juste : on retrouve effectivement ce mélange de gens du quartier et de public indé etc., le tout dans une ambiance très sympathique, induite par la nature de l’endroit, le côté kermesse qui se prend pas trop au sérieux. Et c’est tèrs familial donc plein de gamins tout pressés de s’installer devant la scène, mais assez vite lassés.

Pourtant les fragments de la nuit même s’ils pratiquent une musique plutôt pointue et qu’on les imagine plus aisément dans le calme d’un conservatoire ou donnant des concerts devant un happy few silencieux comme une tombe, sont plutôt souriants et prennent le temps de parler un peu de la musique entre les pièces jouées. Mais la sentence tombe vers le milieu de concert avec un des plus turbulents qui se fend d’un “mais je m’ennuie” retentissant.

Cela aurait pu en perturber plus d’un, mais les musiciens ne sont plus tout à fait dans le même monde quand ils jouent, rien ne semble pouvoir les perturber et puis l’endroit fait que ca se résume à un petit passage drôlatique, que le fait de venir jouer cette musique là dans cet endroit et de voir un public aussi hétéroclite y assister rend le moment un peu spécial

Et surtout la musique réussit à captiver, même pour qui n’est familier ni du classique, ni du contemporain, il est question de sensations, de pouvoir d’évocation et au final on regrette juste que ce soit trop court et un peu décousu. Mais on peut prolonger, peut être sur leur myspace déjà et pourquoi pas avec leur dernier disque?

last call for passengers to gate 21

Enregistré dans : en musique — vinciane à 22:02, le Dimanche 17 février 2008

c’est qu’on avait pris nos habitudes, nos rendez-vous au divan du monde pour la résidence mensuelle des 21 love hotel. on aurait volontiers ressigné pour un trimestre !

mais voilà, mercredi 20 sera la dernière soirée de veille pour les 21 dans la salle de la rue des martyrs. une raison de plus de ne pas rater la date qui clot leurs quartiers parisiens et ouvre une tournée par delà les frontières de l’hexagone.

avec les 21 love hotel, chaque date réserve ses surprises, ses invités. on a vu défiler sur leur tapis rouge john parish ou encore a*** h**** (paraît qu’on n’a plus le droit d’écrire son nom)… on les a vus composer avec quelques membres échappés de jack the ripper. une résidence faite de confrontations musicales et d’échanges multiples.

ajoutez à cela une équipe vidéo très efficace du divan du monde et vous obtenez une bombe qui ressemble à ça:

un groupe qui a un plaisir évident et communicatif à jouer sur scène, un morceau bigrement bien fichu où s’épanouissent la mandoline d’hervé mazurel et la trompette de nicolas pousset. présence, énergie, mélodie…

et vous hésitez encore pour le divan ?…

mercredi 20, 21 love hotel au divan du monde avec Pluramon (feat Julee Cruise)

NFlyerWeb21LHlow.jpg

le 21 février, à l’atelier (orléans)
le 25 février, au Fiacre (bordeaux)
le 1er mars, à la MJC rive gauche (rouen)
le 8 avril au d:qliq (luxembourg)
le 9 avril au schokoladen (berlin)
le 10 avril à l’astratube (hambourg)
le 3 mai au baloard (montpellier)

et toujours en session acoustique sur le cargo !

21 love hotel sur myspace 

celui du concert à livrer

Enregistré dans : Uncategorized, en musique — vinciane à 23:24, le Vendredi 15 février 2008

ou thedo à massy en direct depuis mon lit

il y a eu les live report en rentrant du concert, les live report en direct depuis le concert devant son ordinateur, lecargo inaugure ce soir le sfr-live report (en fait, même pas vrai vu que je suis chez un concurrent).

un vendredi soir de dure semaine, où finalement on décide d’aller se coucher comme les poules (je n’ai pas dit avec) au lieu d’aller profiter d’un concert sûrement transcendant de vic chesnutt ou même de dirty three, on se fait quasi réveiller à 22h45 (j’ai dit quasiment) par le téléphone.

interloquée, on décroche et on se fait hurler dans les oreilles. “gniiiiiiii ?“… vérification, oui c’est bien le frangin… et puis on reconnaît les vocalises de ‘unissassi laulelet‘ (eh oui c’est bien comme ça que cela s’écrit) par les sémillants thedo (toujours pas trouvé comment on fait le o barré dans l’éditeur de ce blog)… “gniiiiiiii ?”, on refait. revérification, oui, c’est toujours bien le frangin… mais ces vocalises on dirait tout de même bien du live pour de vrai… ça n’est pas une apparition chez taddeï (autre spécialité d’alerte fraternelle)… alors on se cale bien entre les oreillers et on écoute la bonne surprise du soir, thedo en direct live… le myspace du groupe nous renseigne ultérieurement sur le lieu, l’espace paul b à massy (91).

et là ça fait triplement mal.

1/ ça fait mal de se reprendre dans la figure que le concert à la cigale est complet et que, blablabla, on avait prévenu tout le monde mais on n’a pas été prévoyante soi-même.

2/ ça fait mal de se rendre compte qu’en plus d’avoir un album qui regorge de tubes, le duo (trio sur scène) se donne le loisir de revisiter les arrangements et plus encore de ses morceaux sur scène…

3/ ça fait super mal aux oreilles. parce que oui, franchement il faut le dire, le concert sfr (c’est pour la riiiime), ça larsène méchant dans les esgourdes.

qu’à cela ne tienne… après le hallali finlandais, on se risque à glisser au frangin qui glisse un “salut” entre deux applaudissements, “tu me rappelles pour ‘bridge is broken’ steup’ ?” (pas gonflée la frangine au fond de son pieu)… “euh c’est déjà passé, c’était le troisième morceau là”. c’est qu’on serait presque déçue de ne pas avoir le droit à la meilleure chanson du disque écorchée, moulinée, ratatinée par les ondes mais pourtant si unique parce que live-en direct depuis le fond du lit. quel panard tout de même. on se contentera avec joie d’un ‘playground hustle‘ énergique au son des battements de mains en rythme… on s’y jurerait presque…

allez une troisième frérot… des fois que ça serait ‘aha‘ ou ‘on my shoulders‘… et puis non en fait, c’est un nouveau morceau (scusez de ne pas avoir le titre)… alors on écoute, essayant de reconstruire le puzzle livré en kit (mains libres) par bouygues…

et puis on se rappelle de toutes ces fois où on a fait pareil… pour aussi loin que l’on s’en souvienne, cela remonte à elliott smith à la cigale (septembre 2000) pour la frangine (oui, c’est une grande famille), plus récemment pj harvey au grand rex (novembre 2007) pour le frangin (dans l’autre sens cette fois)… gravenhurst au molotow (novembre 2007) d’une frangine à l’autre…

c’est génétique vous croyez ?

(photo, thedo à l’emb sannois le 28/09/2007, plus de photos ici )

à l’heure où ces lignes paraissent, le concert de thedo à massy n’est probablement pas terminé… si ça n’est pas du full real time ça !!! sur ce, back to bed !!

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